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Public Eye50 ANS

En 1968, les initiateurs de la « Déclaration de Berne » présentaient leur vision d’un monde plus juste, en demandant à la Suisse de s’engager pour des relations plus équitables avec les pays pauvres. Depuis 50 ans, Public Eye porte un regard critique sur l’impact de la Suisse et de ses sociétés sur les populations vulnérables et agit ici pour un monde plus juste. Participez aux festivités de ce jubilé !


Une soirée d’anniversaire tournée vers l’avenir

Le 26 mai 2018, Public Eye fêtait son 50ème anniversaire. En marge de notre assemblée générale, nous nous sommes replongés dans 50 ans d'engagement pour un monde plus juste. Les quelques 600 invités ont été accueillis par Annemarie Holenstein et François de Vargas, les deux premiers employés d'Erklärung von Bern et de Déclaration de Berne. D'anciens collaborateurs sont venus eux aussi enrichir les festivités : Regula Renschler s'est remémorée le travail de l'organisation contre le racisme et l‘ethnocentrisme dans les années 70 alors que Marianne Hochuli et Julien Reinhard nous ont proposé un retour sur les thèmes du commerce et de la santé à la fin des années 90.


50 ans d’actions pour un monde plus juste

En 1968, un groupe de travail issu de milieux progressistes rédige « la Déclaration de Berne ». Ce texte programmatique, qui demande au Conseil fédéral de s’engager pour garantir des relations plus équitables entre la Suisse et les pays pauvres, rassemblera près de 10 000 signataires. De ce mouvement naîtra la première ONG de développement indépendante de Suisse, « la DB », rebaptisée « Public Eye » en 2016.


Dès les années 1970, ce mouvement s’est distingué par des actions percutantes : grève de la faim et occupation du Palais fédéral lors de la Conférence Suisse-Tiers Monde, participation à la campagne « Nestlé tue les bébés » pour dénoncer les pratiques scandaleuses du géant de l’agroalimentaire en matière de promotion du lait en poudre dans les pays africains, lancement et promotion du café équitable Ujamaa de Tanzanie ou encore l’action « sac de jute » destinée à soutenir l’économie responsable au Bangladesh. Ces actions, mélangeant protestation et proposition de solutions positives, ont animé les débats politiques suisses de la fin des années 70.

Les moments forts de notre engagement

Depuis, l’association que l’on appelle aujourd’hui Public Eye a grandi et évolué, tout en restant fidèle à la vision de ces fondateurs. La victoire dans le dossier du projet de barrage d’Illisu, les campagnes contre l’usage intensif des pesticides, le lancement de la Campagne Clean Clothes pour l’amélioration des conditions de travail dans l’industrie textile, les campagnes pour l’accès aux médicaments, la remise des « prix de la honte » en marge du Forum économique mondial de Davos, la création d‘une autorité fictive de surveillance des marchés de matières premières et plus récemment la campagne « Dirty Diesel » pour dénoncer le commerce sale de carburants toxiques en Afrique ne sont que quelques jalons de notre histoire. Apprenez-en plus dans notre rétrospective ! 

 

Enquêtes en eaux troubles

© Public Eye, Video : www.emanuelbuechler.com / Extraits Shipbreaking : © Isacco Chiaf


En tant qu’ONG d’investigation, Public Eye sait qu’en révélant des faits cachés, on peut changer le monde. Pour fêter notre 50e anniversaire, nous avons donc lancé un « Prix d’investigation » afin de rendre possible des enquêtes inédites sur les pratiques douteuses de sociétés suisses dans les pays pauvres. Un prestigieux jury a sélectionné deux projets parmi 55 propositions percutantes. 

Grâce à 325 contributeurs et contributrices, notre campagne de financement participatif a rencontré un franc succès et va permettre aux journalistes sélectionnés de réaliser ces deux enquêtes:

  • « J’ai du bon tabac » : Marie Maurisse, de l’agence Vesper.media (Lausanne), veut enquêter sur les pratiques obscures des géants suisses du tabac et leurs stratégies cyniques pour s’imposer en Afrique.
  • L'enfer des cimetières de bateaux : Nicola Mulinaris, de l’ONG Shipbreaking Platform, et Gie Goris, de MO* Magazine (Belgique), veulent mettre en lumière le rôle des sociétés suisses dans le démantèlement sauvage des bateaux en Asie du Sud et ses conséquences sociales et environnementales dramatiques.

Les résultats de ces enquêtes seront publiés en janvier 2019 dans notre magazine.


Les personnes derrière Public Eye

Les personnes derrière Public Eye


Public Eye est financée essentiellement par les cotisations de ses quelque 25 000 membres et le soutien de ses donateurs, qui garantissent à son action une totale indépendance. Nous pouvons également compter sur le précieux engagement de bénévoles qui apportent une contribution essentielle à notre travail de sensibilisation et au succès de nos campagnes.

Engagez-vous avec nous pour un monde plus juste !

Public Eye, c’est le regard que chacun et chacune d’entre nous porte sur les injustices, avec la volonté commune d’agir ici, en Suisse, pour un monde plus juste.