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Doris Leuthard doit lever le blocage exercé par la Suisse

le 17 octobre 2012

Bâle/Zurich, 17.10.2012 - Doris Leuthard entrera demain en scène lors de la 11e Conférence de l’ONU sur la biodiversité, dans la ville indienne de Hyderabad. Les négociations sur la protection des ressources naturelles vitales sont arrivées à un point crucial. De concert avec d’autres pays industrialisés, la Suisse a jusqu’à présent bloqué l’augmentation nécessaire du financement des mesures urgentes pour la conservation de la biodiversité. Les organisations Pro Natura, ASPO/BirdLife Suisse et la Déclaration de Berne (DB) demandent à Mme Leuthard de s’investir pour trouver une bonne solution lors des négociations.

Lors de cette conférence, la Suisse et d’autres pays industrialisés ont empêché jusqu’à présent que des objectifs concrets soient fixés. Ceux-ci viseraient la mise à disposition des moyens nécessaires d’urgence pour protéger la biodiversité particulièrement riche et menacée dans les pays du Sud. Cela, en dépit du besoin avéré et de l’obligation établie il y a deux ans de fixer des objectifs financiers concrets. Déjà lors des négociations préalables, la Confédération avait laissé entendre «qu’il fallait, dans un premier temps, déterminer précisément les besoins financiers». Friedrich Wulf de Pro Natura critique les hésitations de la Suisse: «Il semblerait que la Suisse veuille prétexter un besoin d’analyses complémentaires relatives aux dépenses et aux besoins financiers nécessaires à la biodiversité, dans l’espoir d’éviter le plus possible des objectifs financiers concrets». Cette situation ne doit pas devenir un prétexte pour retarder la mise en œuvre du Plan stratégique avec les objectifs de biodiversité 2020. Si l’on devait attendre la prochaine Conférence des parties, qui aura lieu dans deux ans, il ne resterait plus que six années pour stopper la surexploitation de la planète. Deux ans de discussions se sont déjà écoulés.

Dès lors, Pro Natura, l’ASPO/BirdLife Suisse et la DB attendent de la Suisse qu’elle renonce à faire blocage et qu’elle accepte au moins des objectifs intermédiaires pour le financement de la protection et de l’exploitation durable de la diversité biologique, et ce avant la fin de la Conférence sur la biodiversité. D’autres pays européens sont en train de réfléchir à une possible augmentation de leurs promesses financières. «La Suisse doit maintenant elle aussi faire preuve de flexibilité. Sinon elle porterait un coup fatal au succès de la conférence» affirme François Turrian, directeur romand de l'ASPO/BirdLife Suisse. Les organisations de protection de l’environnement et du développement rappellent à la conseillère fédérale Leuthard que, dans la Stratégie Biodiversité Suisse, le Conseil fédéral a décidé au printemps 2012 de s’engager plus fermement au niveau international. La Suisse ne doit pas changer de cap à la première occasion.

Communiqué commun de la Déclaration de Berne, Pro Natura et ASPO/Bird Life.

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