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Syngenta poursuit ses recherches pour des plantes toxicomanes

le 14 décembre 2001

Lausanne, 14.12.2001 - Actuellement en Angleterre, l'entreprise suisse Syngenta termine un essai en plein champ de colza génétiquement modifié afin de développer la technologie "Traitor". Les plantes qui poussent avec cette technologie n'activent des propriétés spécifiques (p. ex. une résistance contre des maladies) que quand elle est "enclenchée" avec un produit chimique additionnel. Diverses organisations internationales comme l'Organisation des Nations Unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAO) ou les Etats parties à la Convention sur la Diversité Biologique ont fait remarquer les dangers écologiques et socio-économiques de cette technologie. La Déclaration de Berne, les ONG anglaises ActionAid et Genewatch ainsi que la Société suédoise de protection de la Nature demandent au président de Syngenta, Heinz Imhof, de renoncer au développement de cette technologie.

Sur une parcelle de 5mx13m de sa station de recherche de Jealott's Hill, dans le Berkshire, en Angleterre, Syngenta a mené des essais de la technologie "Traitor" ou "GURTs" (Genetic Use Restriction Technology). Avec ces essais l'entreprise suisse voulait tester sur le terrain l'efficacité de l' "interrupteur" qui "enclenche" ou "déclenche" les propriétés des plantes. Des essais similaires ont déjà été menés en 1999 et en 2000 avec des plants de tabac et de pommes de terre.La Déclaration de Berne critique le fait que Syngenta poursuive des essais en plein champ malgré les recommandations négatives des Etats parties de la Convention sur la Diversité Biologique. Ceux-ci, au vu du manque de données nécessaires pour l'évaluation des risques liés à cette technologie, ont recommandé en mai 2000 d'observer le principe de précaution et de ne pas mener des essais en plein champ. La Commission fédérale d'experts pour la sécurité biologique et la Commission fédérale d'éthique pour le génie génétique dans le domaine non humain ont aussi préconisé un jugement interdisciplinaire et approfondi de cette technologie.Les organisations mentionnées demandent dans une lettre ouverte à Syngenta de renoncer à ces essais en plein champ et de ne pas développer des technologies qui rendent la fertilité des plantes ou leur résistance aux maladies dépendantes de produits chimiques externes. 

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