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Malgré ses critiques à l’égard du mode de fonctionnement et de l’orientation idéologique de l’OMC, Public Eye soutient clairement un système de commerce multilatéral avec des règles contraignantes. Pour les pays les plus faibles, ces règles contraignantes constituent une condition préalable pour éviter que ne règne la loi du plus fort. 

L'OMC doit également subir une transformation en profondeur. Elle doit se montrer plus transparente et se conformer davantage aux principes démocratiques – pas uniquement sur le papier, mais dans les faits également.

Il faut par ailleurs mettre des limites au pouvoir de négociation excessif des pays industrialisés et à l’influence démesurée des multinationales. Mais plus que tout, l’OMC doit se distancer de l’idéologie du libre-échange pour se fonder sur des valeurs telles que la durabilité, la justice, la solidarité et le respect des droits humains.

Concrètement, Public Eye exige du système de commerce international qu’il:

  • respecte les besoins des pays du Sud en termes de politique de développement;
  • soit basé sur le respect et la promotion des droits du travail et des droits humains;
  • garantisse des prix des matières premières et des produits alimentaires équitables;
  • édicte des règles pour lutter contre l’abus de position dominante par les multinationales;
  • s’engage à protéger l’environnement et le climat.

Concernant les accords bilatéraux de libre-échange Public Eye demande à la Suisse de renoncer à des exigences susceptibles de péjorer encore davantage la situation des couches les plus pauvres de la population des pays partenaires. De manière générale, elle doit accorder aux gouvernements des pays du Sud la marge de manœuvre politique nécessaire à la formulation d’une stratégie de développement autonome centrée sur la satisfaction des besoins fondamentaux.

Les revendications de Public Eye concernant les accords bilatéraux de libre-échange conclu par la Suisse sont les suivantes:

  • Adopter une politique commerciale qui accorde une place centrale au respect et à la promotion des droits humains.
  • Mener des études d’impact sur les droits humains préalablement à tout nouvel accord de libre-échange avec un pays du Sud.
  • Utiliser les résultats de ces études comme base de discussion lors des négociations d’ALE,
  • Edicter des dispositions durables et contraignantes dans les ALE afin de protéger et promouvoir les droits humains et les droits du travail
  • Renoncer à toute exigence en matière de propriété intellectuelle allant au-delà des dispositions contenues dans l’accord ADPIC.
  • Permettre une large participation des organismes fédéraux concernés dans la préparation et l’exécution des négociations relatives à des accords de libre-échange Nord-Sud.
  • Mettre en place des mécanismes permettant aux organisations de la société civile de participer à la formulation de la politique commerciale bilatérale vis-à-vis des pays en développement.
  • Informer de manière transparente et critique le public et le Parlement des positions et revendications de la Suisse concernant les négociations d’ALE.