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Nos revendications

Les entreprise du secteur textile en Suisse doivent assumer leur responsabilité sociale sur l'ensemble de leur chaîne d'approvisionnement.

Coordonnée en Suisse par Public Eye et soutenue par 19 organisations, la Campagne Clean Clothes demande aux entreprises productrices de vêtements d’assumer leur responsabilité sociale sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement et de ne pas se contenter du seul respect de normes environnementales ou de critères de production purement économiques. Les entreprises doivent s’engager à respecter des standards sociaux de base, tels que le versement d’un salaire de subsistance ou le respect du droit à la liberté d’association et prendre des mesures effectives pour en assurer la mise en œuvre et la vérification sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement, notamment en adhérant un organisme de vérification multipartite indépendant.

Les principales revendications de Public Eye et de la Campagne Clean Clothes

1. Elaborer un code de conduite

  • Le code de conduite doit s’appliquer à tous les personnes engagées sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement, quel que soit leur statut (c’est-à-dire également aux personnes qui travaillent de manière informelle ou à domicile).
  • Le code de conduite doit exiger le respect des normes fondamentales du travail selon les principales conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT). Il doit faire référence à la Déclaration universelle des droits de l’homme et exiger le respect de la législation locale du travail. Par ailleurs, il doit stipuler que lorsque les normes locales et internationales varient, la plus élevée doit prévaloir. L’entreprise doit également s’engager à verser un salaire de subsistance.
  • Le code de conduite doit être accessible au public. Il doit être disponible dans la langue du pays de production et être connu de tous les travailleurs. Des mesures de formation doivent être prises pour que les travailleurs illettrés en soient également informés. Il doit être affiché dans chaque site de production à un endroit visible de tous.

2. Mettre en œuvre le code de conduite

  • La responsabilité de la mise en œuvre du code de conduite et de la vérification doit faire partie des préoccupations centrales de l’entreprise et être assumée par la direction.
  • Le code de conduite doit faire partie intégrante de toutes les activités de l’entreprise et plus particulièrement au niveau de la politique d’approvisionnement.
  • Les fournisseurs doivent donner des informations transparentes sur l’origine de tous les produits et s’engager à respecter le code de conduite. Ils doivent garantir un libre accès sans entraves à tous leurs documents de suivi et de vérification.
  • L’entreprise doit s’engager à développer des relations commerciales à long terme avec ses fournisseurs.
  • En cas de non respect du code de conduite, des solutions doivent être trouvées, en collaboration avec les représentants de la société civile sur place (ONG, syndicats), pour y remédier rapidement.
  • Des mesures actives doivent être prises pour garantir les libertés syndicales (choisir de préférence des usines de production qui collaborent avec des syndicats, exiger de la direction une politique favorable aux syndicats).
  • Des mesures spécifiques doivent être prévues pour tenir compte des questions de genre. Dans l’industrie textile, la majorité des ouvriers sont des femmes et des mesures de protection contre les discriminations et les abus sexuels doivent être prises dans certaines situations.

3. Adhérer à une initiative de vérification multipartite indépendante et impliquer la société civile

  • Adhérer à une initiative de vérification multipartite indépendante et crédible, comme la Fair Wear Foundation (FWF).
  • En collaboration avec cet organisme, proposer des formations sur le respect des droits de l’homme, des libertés syndicales et des droits de la femme à l’intention des travailleurs et des travailleuses.
  • Réaliser et publier des rapports complets sur le développement durable, selon les lignes directrices de la Global Reporting Initiative (GRI).
  • Renoncer à une «publicité de l’éthique» mensongère ou qui prête à confusion.
  • Favoriser la collaboration avec les syndicats et les ONG sur place et les impliquer dans la mise en œuvre du code de conduite.
  • Garantir aux travailleurs, aux syndicats et aux ONG locales un droit de recours contre d’éventuelles violations du code de conduite.

4. Promouvoir la liberté d’organisation, d’association et de négociation

  • Promouvoir activement la liberté d’organisation.
  • Garantir des négociations collectives de travail transparentes et qui ont lieu dans de bonnes conditions.
  • Promouvoir la liberté d’association et de négociation dans les pays de production où ces libertés ne sont pas garanties..

5. Soutenir les petits paysans dans la culture des matières premières

  • Utiliser de préférence du coton issu de la culture biologique (certifiés GOTS) et du commerce équitable (certifié Max Haavelar /FLO).
  • S’engager durablement pour la promotion du coton biologique et établir des accords à long terme garantissant l’écoulement de la production.