Problèmes sociaux et écologiques

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Une grande partie des cacaoculteurs et cacaocultrices vivent dans une grande pauvreté. Exploitation, travail des enfants et déforestation gangrènent tout le secteur du cacao à travers le monde. La Suisse abrite certains des plus grands producteurs de chocolat, négociants et transformateurs de cacao, et joue un rôle de premier plan dans la production comme dans la consommation de chocolat. Mais ni l’industrie, ni le monde politique n’assume la responsabilité qui accompagne cette position.

Pour un revenu vital

La plupart des cacaoculteurs et cacaocultrices ne touchent qu’une part extrêmement faible des bénéfices de la production de chocolat. Ces revenus ne leur permettent pas d’atteindre le seuil de pauvreté de deux dollars par personne et par jour. Leur revenu est non seulement très faible, mais il est aussi très incertain en raison des fluctuations de prix. Il leur est impossible de couvrir leurs besoins élémentaires ou de payer la main-d’œuvre nécessaire à la récole, ce qui les pousse à recourir au travail des enfants.

La chute des prix du cacao, la hausse du coût de la vie et l’absence d’investissements dans les plantations entraînent une détérioration constante de la situation des familles de petits producteurs. En Côte d’Ivoire, premier pays producteur de cacao dans le monde, une famille de cultivateurs devrait gagner en moyenne quatre fois plus pour atteindre le seuil de pauvreté de deux dollars par personne et par jour. Au Ghana, 2,5 fois plus. Le prix qui est payé aux cacaoculteurs et cacaocultrices pour leurs fèves est déterminant pour leur garantir leurs moyens de subsistance. Un prix du cacao garantissant aux familles de cacaoculteurs un revenu vital demeure un objectif encore lointain pour la plupart des familles.