50 ans d'histoire

L’association Public Eye, anciennement appelée «Déclaration de Berne», a été fondée en 1968 sur la base du manifeste du même nom. Elle est aujourd’hui soutenue par plus de 27'000 membres.

En 1968, un groupe de travail issu de milieux progressistes rédige «la Déclaration de Berne». Ce texte programmatique demande au Conseil fédéral de s’engager pour garantir des relations plus équitables entre la Suisse et les pays pauvres. Les 1000 premiers signataires s'engagent notamment à consacrer 3% de leur revenu à la coopération au développement – tout en demandant au Conseil fédéral d’en faire autant. De ce mouvement naîtra la première ONG de développement indépendante de Suisse, «la DB», rebaptisée «Public Eye» en 2016. Elle est aujourd’hui soutenue par quelque 27 000 membres.

Agir ici pour un monde plus juste

De la Déclaration de Berne en 1968 à Public Eye aujourd’hui, notre association est restée fidèle à la vision et aux valeurs de ses fondateurs, qui proposaient de s’attaquer aux causes de la pauvreté, plutôt que de tenter d’en atténuer les conséquences.

Dès les années 70, l’organisation s’est distinguée par des actions percutantes, comme le lancement et la promotion du café équitable «Ujamaa» importé de Tanzanie ou la vente de plus de 250 000 sacs de jute destinés à soutenir l’économie responsable au Bangladesh. Dans les années 80 et 90, l’association s’est fortement engagée pour la restitution des fonds Marcos aux Philippines et pour une place financière propre. La campagne «Medi-minus», et le livre correspondant, qui s’est vendu à 50 000 exemplaires, dénonçait la vente par l’industrie pharmaceutique de médicaments inutiles, inefficaces voire dangereux en Suisse comme dans les pays pauvres. Au tournant du siècle, l’association luttait contre des projets de construction gargantuesques tels que le barrage des Trois Gorges en Chine et le barrage d’Ilisu en Turquie.

De la «Déclaration» à Public Eye 50 ans d'actions en images

Nos principaux succès ces dernières années:

  • Le rapport «Dirty Diesel» publié en 2016 a révélé comment les négociants suisses en matières premières inondent l'Afrique de carburants toxiques. Nos révélations ont alerté les pays de la Communauté Économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et contribué à leur décision d’abaisser drastiquement la limite de teneur en soufre autorisée dans l’essence et le diesel importés.
  • Le lancement et le dépôt de l’initiative pour des multinationales responsables au sein d’une vaste coalition de la société civile. Grâce à l'engagement de ses membres et bénévoles, Public Eye a récolté plus de 40 000 signatures. Membre du comité d'initiative, Public Eye s’est ensuite engagée de toutes ses forces dans la campagne de votation. En 2020, l'initiative a finalement été rejetée de justesse par les cantons, mais elle est entrée dans l’histoire en obtenant la majorité populaire.
  • La publication, en 2011, de «Swiss Trading SA – La Suisse, le négoce et la malédiction des matières premières», premier ouvrage de référence dévoilant le rôle de la Suisse en tant que plaque tournante du négoce dans le monde. En 2014, Public Eye a imaginé pour la première fois à quoi la régulation de ce secteur pourrait ressembler en créant une autorité (fictive) de surveillance, la «ROHMA».
  • La révocation de plusieurs brevets sur le savoir traditionnel (le Pelargonium en 2010) et sur le vivant (le melon de Monsanto en 2016) suite à des oppositions auprès de l’Office européen des brevets.
  • L’adhésion d’entreprises actives dans le secteur des vêtements de sport et de loisirs en plein air, comme Mammut, Jack Wolfskin ou Odlo, à la Fair Wear Foundation.
  • Plusieurs campagnes pour dénoncer les conditions de travail indignes dans l’industrie textile, en évaluant aussi l'engagement des firmes pour le respect des droits humains tout au long de leurs chaînes d’approvisionnement (achats publics en 2012, campagne pour un salaire vital en 2014, industrie de la chaussure en 2016, «L'exploitation, pas mon style» en 2019).
  • Plusieurs enquêtes de terrain, dans un climat de grande opacité, sur les violations éthiques qui accompagnent la délocalisation d’essais cliniques par des géants suisses de l'industrie pharmaceutique dans des pays émergents (en 2013, puis 2016).
  • Des campagnes de sensibilisation marquantes, en 2009, puis en 2013, sur le travail des enfants dans les plantations de cacao, avec l’évaluation d’entreprises suisses de chocolat et des pistes pour des achats responsables.
  • De 2005 à 2015, les «Public Eye Awards» ont été une redoutable campagne en ligne de portée internationale. En attirant l’attention des médias sur les pires cas de violations des droits humains et d’atteinte à l’environnement, elle a contribué, à son échelle, à influencer les débats autour de la responsabilité des entreprises.
  • Pour fêter son 50e anniversaire, en 2018, Public Eye a créé un prix d’investigation destiné à soutenir le travail de journalistes ou d’ONG qui enquêtent sur les pratiques de sociétés suisses et leurs conséquences délétères dans les pays pauvres, qu'il s'agisse de violations de droits humains, de flux financiers illicites ou d’atteintes à l’environnement.

Les lauréats du prix d'investigation Cigarettes toxiques en Afrique et démantèlement des navires en Asie

Public Eye a initié ou cofondé de nombreuses organisations et coalitions:

En Suisse:

Dans le monde:

À télécharger:

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