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Nos revendications

Quel rôle doivent jouer les différents acteurs pour que les violations des droits humains dans l’industrie électronique cessent ? Ce qui est sûr, c’est que d’une part, toutes les parties impliquées dans la fabrication et d’autre part, l’ensemble des utilisateurs de téléphones portables doivent faire des efforts.

Si les lois et les réglementations existantes étaient mises en œuvre, cela constituerait déjà un progrès important. C’est le rôle des politiques de veiller à ce que les standards sociaux et environnementaux soient les droits humains et les lois en vigueur. Elles doivent aussi examiner soigneusement les risques de violation des droits humains et agir en conséquence. Le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies l’a confirmé en acceptant à l’unanimité, en 2011, les principes directeurs proposés par John Ruggie, rapporteur spécial sur les droits humains et les entreprises.

Puisque les coûts salariaux ne constituent qu’une toute petite partie du prix de vente des téléphones portables, augmenter les salaires des ouvriers jusqu’au niveau du salaire de subsistance ne provoquerait qu’une faible hausse des coûts de fabrication. Par ailleurs, on peut se demander s’il ne faudrait pas privilégier des modèles commerciaux qui favorisent une plus longue durée de vie des téléphones portables. Lors du développement d’un nouveau téléphone portable, il faudrait veiller à ce qu’aucune substance chimique toxique ne soit utilisée, à ce que les appareils puissent fonctionner le plus longtemps possible et à ce que les pièces défectueuses puissent être changées ou réparées (certains projets vont dans ce sens, voir par exemple phonebloks.com). Les opérateurs devraient proposer des contrats qui offrent des avantages aux clients qui gardent longtemps leur téléphone ou faire en sorte, au moyen de systèmes de leasing ou de consigne, que tous les vieux téléphones leur soient rapportés.