Secret bancaire, transparence et liberté de la presse

Comment concilier la protection de la sphère privée et le droit à la transparence, et donc la liberté des médias et de l’information? Transparency International vous invite à aborder la question avec Mouna Algelly, juriste chez Public Eye spécialisée en criminalité économique et Oliver Zihlmann, journaliste et responsable de la Cellule enquête de Tamedia.

La liberté de la presse et la sphère privée ont un point commun: elles sont attaquées de toutes parts et leur protection revêt une importance croissante. Elles se trouvent toutefois parfois en tension l’une avec l’autre. Ce phénomène est bien connu et controversé dans le secteur bancaire. Les données bancaires des client·es de banques suisses sont protégées par l’art. 47 de la loi sur les banques, non seulement vis-à-vis de la banque elle-même, mais aussi contre des tiers, y compris potentiellement les journalistes (al. 1 let. c). Des organisations de journalistes, le Conseil national (motion CER-N 22.4272, classée) et l’ONU critiquent le fait que cet article restreigne de manière inadmissible la liberté de la presse — car sans les médias, les « Swiss Secrets » autours de l’ancien Crédit Suisse seraient justement restés… secrets. Parallèlement, le Conseil fédéral examine, à la demande du Conseil des Etats, s’il convient d’étendre cette incrimination à tous les types de données volées, pas seulement bancaires (postulat CER-E 23.4322, transmis).

  • Date : Mardi 2 juin 2026
  • Horaire : De 19h00 à 20h15
  • Lieu : Restaurant Veranda, Schanzeneckstrasse 25, 3012 Berne

L'événement est ouvert à tous, mais les places sont limitées. Il est recommandé de s'inscrire ici.