Ensemble, mettons la pression à Chiquita

Au Guatemala, les ouvrier·ères qui transportent jusqu'à 9 tonnes de bananes par jour pour les sous-traitants de Chiquita continuent à vivre dans la précarité. Ne laissons pas une entreprise suisse tolérer ces salaires de misères. Protestez avec nous !

L'enquête qui a mis en lumière la situation

FAQ: questions fréquentes

Plus d'informations

  • De quoi s'agit-il ?

    Dans les plantations des sous-traitants de Chiquita au Guatemala, les ouvriers et ouvrières travaillent jusqu’à douze heures par jour, sans protection contre les pesticides pulvérisés par avion – et pour des salaires inférieurs au minimum légal. Les personnes qui osent protester risquent le licenciement. C'est ce que révèle notre enquête qui sortira le mardi 21 avril.

    Chiquita, dont le siège se trouve à Etoy (VD), dispose du poids commercial nécessaire pour améliorer la situation sans délai. Nous demandons que la multinationales suisse prennent leurs responsabilités, en garantissant le versement du salaire minimum légal, une protection contre les pesticides et le respect de la liberté syndicale. 

  • En quoi Chiquita est-elle responsable des abus constatés chez ses sous-traitants?

    Les Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme ainsi que les Principes directeurs de l’OCDE à l’intention des entreprises multinationales stipulent clairement que les entreprises sont tenues de respecter les droits humains tout au long de leur chaîne de valeur et dans l’ensemble de leurs relations commerciales, y compris avec leurs sous-traitants. Il y a 25 ans, Chiquita a par ailleurs conclu avec les syndicats latino-américains de la banane et de l’agro-industrie un accord sur les conditions de travail dont l’application s’étend explicitement aux sous-traitants.

  • Que se passera-t-il si la nouvelle initiative pour des multinationales responsables est acceptée?

    L’initiative pour des multinationales responsables exige des entreprises établies en Suisse qu’elles respectent les droits humains et les normes environnementales tout au long de leur chaîne de valeur. Si le texte était adopté, Chiquita, dont le siège social est situé dans le canton de Vaud, serait soumise à un devoir de diligence garantissant sa conformité aux exigences. Une plainte pourrait être déposée auprès d’une autorité de surveillance indépendante habilitée à sanctionner les infractions, par exemple par une amende. En cas de violations des droits humains imputables à Chiquita ou à ses filiales, le groupe pourrait voir sa responsabilité civile engagée devant les tribunaux suisses pour non-respect de son devoir de diligence.

  • Que vaut réellement le label Rainforest Alliance?

    Chiquita fait certifier une grande partie de sa production mondiale – y compris celle issue des plantations guatémaltèques dans lesquelles Public Eye s’est rendue – selon la norme volontaire de durabilité de Rainforest Alliance. Or, notre enquête a mis au jour des abus incompatibles avec les critères de certification, comme des salaires inférieurs au minimum légal ou la répression de l’activité syndicale. Ce label a d’ailleurs mauvaise réputation auprès des syndicats d’Amérique latine, qui lui reprochent de ne pas protéger suffisamment les droits des travailleurs et travailleuses, et de servir avant tout d’outil de greenwashing.

    Rainforest Alliance a pris position de manière détaillée en réponse à nos questions

Ensemble, mettons la pression à Chiquita