Nos revendications

© James Morgan/Panos
Les pesticides extrêmement dangereux représentent «un problème de santé publique majeur», comme a alerté l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en 2010 déjà. Afin de protéger les êtres humains et l’environnement, il est impératif de retirer du marché les substances les plus nocives et d’aider les pays en développement et émergents à les remplacer par des alternatives plus sûres et des pratiques agro-écologiques.

Notre enquête en 2019 a mis en lumière le rôle central joué par Syngenta dans la vente massive de pesticides classés «extrêmement dangereux» par le Pesticide Action Network. Ce commerce est au cœur du modèle d’affaires du géant bâlois.

Nous demandons à Syngenta de:

  • cesser de profiter de la faiblesse des réglementations dans les pays en développement et émergents pour y vendre des produits interdits en Suisse ou dans l’UE en raison de leurs effets sur la santé et l’environnement.
  • de s’engager à mettre un terme à la production et à la vente de pesticides extrêmement dangereux, en présentant un plan et des délais clairs pour la mise en œuvre de cette mesure dont l’importance est vitale.

La Suisse ne peut plus fermer les yeux

En tant qu’hôte du numéro un mondial des pesticides et pays producteur, la Suisse a une responsabilité particulière. Les autorités helvétiques doivent prendre des mesures contraignantes pour lutter contre le commerce irresponsable de pesticides extrêmement dangereux:

  • En inscrivant dans la loi un devoir de diligence en matière de droits humains et d’environnement pour les sociétés domiciliées en Suisse, comme le propose l’initiative pour des multinationales responsables. Notre enquête sur les pesticides les plus dangereux, publié en 2019, illustre une fois encore à quel point il est illusoire d’attendre des multinationales comme Syngenta qu’elles respectent leurs devoirs en matière de droits humains sur une base purement volontaire.
  • En «interdisant l’exportation de pesticides bannis en Suisse en raison de leurs effets sur la santé humaine ou l’environnement», comme le demande une motion déposée en décembre 2017 par la conseillère nationale Lisa Mazzone (Verts/GE) et soutenue par 41 parlementaires de tous bords politiques. Notre enquête sur le «scandale de Yavatmal», publiée en 2018, a montré qu’un pesticide produit en Suisse avait été impliqué dans une vague d’intoxications en Inde: l’insecticide en question avait été exporté par Syngenta depuis la Suisse, où il est interdit.
  • En s’engageant en faveur d’un traité international contraignant pour réguler le marché des pesticides extrêmement dangereux. Pour être endigué, ce problème demande une action forte, et globale, à laquelle la Suisse doit contribuer à la hauteur de ses responsabilités.

Soutenez notre travail d'enquête et de plaidoyer Pour mettre un terme à l'exportation de pesticides extrêmement dangereux