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Au lieu de contrôler leur propre chaîne d’approvisionnement et d’agir contre les abus, les groupes cacaotiers et chocolatiers tirent avantage des structures étatiques souvent faibles des pays producteurs et se rendent ainsi complices de violations des droits humains.

Selon les principes directeurs de l’ONU, il incombe aux entreprises de veiller au respect des droits humains et des normes internationales sur l’ensemble de leur chaîne d’approvisionnement. Certes, ce sont en premier lieu les Etats qui doivent mettre à disposition les structures nécessaires, mais, quelle que soit l’attitude des gouvernements, les entreprises devraient s’engager pour l’abolition du travail des enfants et de l’esclavage, et pour le droit à un environnement de travail sûr, à un niveau de vie décent, à l’éducation ainsi qu’à la sécurité sociale. Dans les régions de conflits principalement, où les structures juridiques sont faibles et où il arrive souvent que les Etats ne s’acquittent pas de leurs engagements en matière de droits humains, les entreprises ne doivent pas interpréter l’absence de mise en œuvre comme une invitation à faire de même.

Pour que les entreprises du secteur du cacao puissent assumer leurs responsabilités et contribuer à améliorer la situation des familles des cultivateurs de cacao, elles doivent connaître la chaîne de création de valeur du chocolat et collaborer avec ceux qui y participent.